Dr Marc Pistorio - Blogue

Cultiver la sagesse...

Ajouté le : 2 septembre 2016

J’aspire à la sagesse car elle traduit des qualités qui touchent à mes valeurs profondes et à ma philosophie de vie. Elle se fonde moins sur le vécu de ses propres expériences que sur les leçons que l’on en tire. Malgré le temps, certains resteront coincés une vie durant dans l’étroitesse des répétitions d’auto-sabotage, d’autres s’enrichiront d’une responsabilisation qui les guidera chaque fois davantage vers une plus grande sagesse. L’introspection, la conscience et les changements de comportement pour s’améliorer garantissent la sagesse, non pas l’âge ou l’intelligence! Être sage reflète surtout un choix délibéré de s’élever, de concevoir le monde et les personnes avec respect, de nourrir un doute raisonnable face à soi et aux autres pour ne jamais verser dans la rigidité. Il n’y a rien de plus inquiétant qu’une personne qui définit perpétuellement ses positions par des certitudes absolues. Bien au contraire, il s’agit plutôt de s’éloigner de toutes formes d’égocentrisme pour verser dans un intérêt pour l’autre : nous avons tous à bénéficier de ceux qui teintent le monde de leurs couleurs. La richesse est dans la diversité et l’ouverture dans l’acceptation de la complémentarité. L’équilibre peut alors naître d’une attitude balancée qui se situe entre l'altruisme et l'égoïsme. Aider les autres à croître génère le bénéfice de sa propre croissance. Et là où la tendance est aux jugements faciles et radicaux, pourquoi ne pas plutôt tenter de comprendre en dehors de ses propres schémas de référence ? Serait-il si confrontant que l’autre suscite en soi une remise en question et un changement de point de vue ? Le respect de la divergence offre plus d’options et l’avantage de sa propre évolution. Après avoir écouté l’autre, qu’il soit enfant ou adulte, il sera toujours possible ensuite de choisir entre se raviser ou renforcer sa position de départ. Chacun aura alors vécu une expérience relationnelle empreinte de respect et de sensibilité. La sagesse à cultiver au quotidien n’implique jamais l’intransigeance mais la soif de découvrir et d’embrasser les subtilités d’un monde tout en nuances dans lequel nous ne cessons d’apprendre.

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La vie est une invitation au changement...

Ajouté le : 16 août 2016

Se transformer vers le meilleur revient à accepter la nécessité des transitions et du changement. Et considérer surtout que les douleurs psychologiques ne viennent jamais du mouvement, seulement de la résistance à celui-ci. Malgré son intensité, malgré son envahissement troublant du moment, la douleur n’est jamais permanente, elle s’atténue, se dompte et disparaît avec la conscience. Il serait bon que nos pensées et nos actions s’engagent tout à fait dans des changements volontaires car développer sa propre capacité d’évoluer mène tout naturellement à la liberté d’être et au bonheur de vivre pleinement. Cette ouverture est essentielle pour cheminer avec plus de sérénité. Les embûches du quotidien ne nous limitent pas si nous retirons la sagesse de leurs enseignements ; ainsi se fondent les expériences marquantes qui nous guident pour la suite. Il est à souhaiter qu’il se dégage de ces expériences une force et une sagesse protectrices face aux tourments et aux souffrances à venir. La réalisation de soi passe par la conscience aiguë de ce qui nous permet de nous accomplir et de ce qui nous éloigne de nos limites. Il n’y a aucun regret à nourrir quant au passé, aucun bénéfice non plus à se juger négativement dans la culpabilité. Le passé n’a franchement d’intérêt que s’il nous offre le bonheur d’un mieux-être au présent. Parfois, il faut passer par des chemins bien sinueux avant de découvrir et d’actualiser sa propre définition du bonheur. Rien ne sert en la matière de se comparer à qui que ce soit. Pour certains l’accès au bien-être est plus librement ouvert, pour d’autres, il est une lente construction de tous les instants. Quelle que soit notre histoire et ses déboires, l’essentiel est de ne jamais capituler, de ne jamais abandonner l’irréductible conviction de son droit absolu de changer et d’être pour toucher enfin à un bonheur sans ombrage.

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Refuser la noirceur...

Ajouté le : 28 juin 2016

Refuser la noirceur…
La vie commence surtout le jour où l’on sent qu'on s’aime et qu’on est aimé. La vie commence aussi le jour où l’on est aimant et capable de le faire ressentir hors de tout doute. Combien faudra t-il de temps, d’essais, de retour en arrière, de joies et de souffrances pour que cet élan vis-à-vis de soi et des autres s’accomplisse tout à fait ? Fort de mes expériences passées et de leurs richesses, je m’attache à une philosophie de vie qui s’emploie à respecter certaines règles absolues et des balises structurantes : ne pas se nuire ou nuire aux autres, s’employer à prendre soin de sa santé, vivre l’amitié et l’intimité dans une réelle connexion, être authentique face à ses vulnérabilités et oser les dévoiler, sortir de la culpabilité en investissant la compassion, vivre envers et contre tout dans la tolérance et l’ouverture. Et chaque jour me rappeler le cadeau précieux d’une vie qui nous est brièvement prêtée. Si la pulsion de vie est forte, elle propulse en avant, dans le mouvement de ce qui est à accomplir au quotidien pour toucher humblement à sa propre définition du bonheur. Notre corps et notre esprit sont le véhicule physique et psychologique sensé servir notre mieux-être et celui de notre entourage. Pourtant, dans un monde en perpétuels changements où grondent les guerres et tonnent les attentats, certains s’emploient fort à se détruire et à détruire violemment. Ma seule réponse à la xénophobie ambiante ne peut être que l’amour, la chaleur, le réconfort et le renforcement invétéré de cet engagement. Et si la haine redouble, je redoublerai la dénonciation de la haine par des actes francs de bienveillance. Telle est la marque de ma puissance, celle que je peux consciemment exercer au quotidien. Je refuse la noirceur actuelle du monde et je choisis de vivre heureux même si d’autres, dans la sinistre détresse de leurs actions dévastatrices, n’y parviennent déjà plus.

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Naître ultérieurement dans la vie...

Ajouté le : 1 juin 2016

Il est possible de naître ultérieurement dans la vie, au détour de rencontres significatives et d’expériences positives. Et de faire ainsi un pied de nez à un début de vie fragilisant. Si nous mourons là où se vit la répétition de la souffrance, nous naissons là où se vit l’inspiration libre du présent. Arrêtons-nous sur ce qui nous assombrit, juste assez pour nous enrichir de ce qui est à comprendre, puis allons de l’avant, dans une direction de vie toujours plus lumineuse, riches des expériences du passé et de leur sagesse, curieux des pages vierges qu’il nous reste à écrire. Avec le temps et mes années d’expérience clinique, je relativise davantage le caractère inéluctable des empreintes émotionnelles et affectives du début de la vie. Les découvertes issues des études récentes sont formelles : il y aurait des conséquences bénéfiques et durables à être en couple et à faire l’expérience de l’amour, celui que l’on prodigue et celui que l’on reçoit. Les recherches soulignent également les bienfaits des comportements de générosité, d’empathie, de compassion et de communication affective positive. Mais encore faut-il que l’amour partagé soit sain plutôt que névrotique, encore faut-il choisir la personne bien aimante pour soi et devenir la personne bien aimante pour l’autre ! Les futurs partenaires ont le sentiment de se choisir consciemment parce qu’ils se trouvent beaux, attirants et intéressants. Cependant, ce choix amoureux est avant tout inconscient – donc inconnu par définition – et la plupart du temps négligé. Il concerne directement les expériences affectives et émotionnelles précoces avec les parents : un choix amoureux adulte a des chances d’être sécurisant si les parents ont été sécurisants dans l’enfance ou d’être insécurisant si les parents ont été insécurisants. Ainsi faut-il considérer la relation amoureuse comme une construction quotidienne de tous les instants qui peut s’abreuver du meilleur pour réparer le moins bon. Et surtout ne jamais considérer fatalement que le passé est la marque inéluctable de l’avenir.

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S’émerveiller de ce qui nous entoure…

Ajouté le : 23 avril 2016

La gratitude est le privilège de ceux qui conservent une sensibilité ajustée, libres de se laisser guider vers l’essentiel. Ils ont compris que l’épanouissement ne passe pas par la superficialité du superflu ou les richesses factices mais par la reconnaissance du meilleur disponible au quotidien. Ils se délestent aisément des détails qui prennent une ampleur négative démesurée, ternissent les relations et rendent aveugles au bonheur. Pour être épanouis et aimants, il faudrait bien se départir de ces forces vives qui perturbent trop souvent et submergent l’être dans un élan de destruction. La route est longue pour atteindre la paix intérieure et l’harmonie relationnelle; certains y arrivent tout à fait, d’autres en partie seulement, d’autres encore pas du tout, car ils sont engagés trop loin dans le refus des prises conscience, le piège de la critique et du négativisme. L’objectif à atteindre : transformer l’énergie sombre qui nous habite en une formidable capacité d’émerveillement sans cesse renouvelée. Et apprendre à redécouvrir la beauté et le bien-être qui nous sont accessibles dans l’immédiat. Il est de la responsabilité de chacun de tout mettre en œuvre, jour après jour, pour tendre vers son propre bonheur, comme un voyage d’aventures dont on ne connaît pas tout à fait les destinations, les rencontres fortuites et les nouveaux paysages.

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Oser la vulnérabilité…

Ajouté le : 10 avril 2016

Malgré la désapprobation sociale et les pressions parentales, il est essentiel à l’équilibre d’être en contact avec sa vulnérabilité. Il est bon de la vivre sans honte et de la dévoiler lorsque nécessaire dans un choix conscient et des mots bien pesés. Ceux qui ne se présentent aux autres que dans une force inébranlable se leurrent et tentent de leurrer les autres dans un faux-soi qui les heurtent à répétition : aucune relation authentique n’est possible dans une telle dynamique intérieure. Soyons à l’aise et fier d’accepter et de montrer aux autres cette vulnérabilité qui ne nous définit que partiellement, jamais complètement. Accordons nous le droit à l’imperfection. La vulnérabilité peut alors être un point d’ancrage significatif dans l’expérience relationnelle et servir de véritable matériel d’exploration émotionnelle pour faire évoluer le lien affectif. Elle humanise les rapports, ouvre le dialogue et renforce le sentiment de confiance. Elle soude plus qu’elle n’éloigne ou ne sépare. Accepter sa propre faillibilité ponctuelle et l’exprimer nourrit la compassion et l’acceptation de soi. M’aime-t-on vraiment si l’on refuse ma vulnérabilité? Personne, jamais, ne devrait s’imposer l’exigence de la perfection car elle va à l’encontre de la fluctuation permanente de l’équilibre émotionnel du quotidien. Délestons-nous des jugements faciles, de la rigidité et du rejet des vulnérabilités. Soyons surtout présents les uns pour les autres dans une généreuse acceptation.

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Contrer la violence par la force de la sagesse…

Ajouté le : 28 mars 2016

Face au climat de violence qui fait ravages, nuit et tue au quotidien, je choisis de contrebalancer la terreur par la force de l’amour, de la compassion et de la générosité de cœur. Face à la démesure de ceux qui s’emploient à détruire, je m’efforce de cultiver le meilleur, de rester sans relâche dans une éthique affective qui se nourrit de respect. J’essaie de rester authentique dans le dévoilement sincère et de me délester du mensonge et des non-dits qui refusent les échanges d’idées. Je combats la xénophobie ambiante et je nourris l’ouverture face aux différences. Les émotions vives sont mes alliées pour construire, pour grandir, jamais les armes absolues qui nourrissent la haine et le combat. Je poursuis ma route, fort de ma bienveillance, encouragé en chemin par les messages salutaires en retour. Vivre c’est refuser le piège de la démesure tendu autour de soi par ceux qui s’en abreuvent lâchement. Vivre c’est défendre avec conviction la maîtrise de soi et le contrôle sain des impulsions qui visent à détruire. Il ne sera jamais vain de faire l’apologie de l’amour dans un monde où certains, bien tristement, en ont perdu l’accès et l’usage.

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Bien aimer...

Ajouté le : 16 mars 2016

Il serait bon que les partenaires se rappellent qu’aimer, c’est avant tout savoir bien aimer; une fois encore, je me permets de le mentionner. Rien n’est acquis, jamais. Une relation amoureuse qui ne se nourrit pas de respect et d’un engagement élevé, et où l’autre ne se sent pas aimé sans en douter ne survit pas à l’épreuve du temps. La conquête et reconquête de l’être aimé est une oeuvre toute en nuances qui se construit au jour le jour, pour toujours. L’idée derrière cet élan de conquête sans cesse renouvelé se résume à devenir l’expert de l’autre, à acquérir la compétence de déterminer précisément ce qui le séduit et de le protéger de ce qui le heurte. Ensuite, il s’agit de s’employer à faire passer le message clair de la constance amoureuse dans les actions quotidiennes, dans les moments de bonheur comme dans ceux de conflits et de doutes. La volonté en soi ne peut suffire à convaincre le partenaire de l’authenticité de l’amour si elle ne s’incarne pas dans des comportements concrets non équivoques : vouloir, c’est faire !

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Nous naissons tous au moins trois fois!

Ajouté le : 25 février 2016

Nous naissons tous au moins trois fois! D’abord quand les parents apprennent la réalité de la conception, une fois encore au cours de la grossesse, lorsque les parents fantasment le bébé à naître, et à la naissance, alors que les parents portent leur premier regard sur le nouveau-né. Ce regard, premier geste social, a une force indéniable. Sa présence bienveillante insuffle le sentiment d’exister et annonce une croissance prometteuse. Son absence trace un chemin plus inquiétant de la route sinueuse qui s’amorce. Ce regard des parents, chaud ou froid selon l’attendrissement réel du moment, présage avec précision la relation qui s’installe déjà. Ensuite, dans les relations amoureuses, le reste de la vie va consister à revivre autant que possible le bien-être de ces regards parentaux qui ont validé ou à rechercher éperdument ces regards positifs qui ont tant manqué. Dans la multitude des tentatives de relations intimes, il faudrait bien réussir à réparer tout à fait les manques du passé pour connaître enfin et pour le reste de la vie la douceur d’une présence affective qui rassure et sécurise, celle que l’on s’offre et que l’on nous offre généreusement. L’espoir se nourrit de l’idée que le meilleur engendre le meilleur. La compassion, l’empathie, la générosité, l’indulgence, l’humilité, la souplesse, l’ouverture… sont autant de variations de l’amour qui supplantent les souffrances et rapprochent de la sagesse. Cultiver la richesse de ces qualités de cœur nous rappelle, jour après jour, combien il est souhaitable d’exercer un contrôle sain de son quotidien dans un positivisme forcené. Cette maîtrise de soi, porteuse et inspirante, permet de passer au travers des épreuves d’une vie avec une grande sérénité.

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Garder le meilleur, se départir du reste

Ajouté le : 13 février 2016

Garder le meilleur, se départir du pire. Et faire de cette philosophie de vie une trame continue d'expériences positives. Rien ne sert de se soulever avec violence contre ce qui nous trouble, nous confronte et nous fait souffrir parfois. La sagesse consiste à accueillir plutôt qu'à résister, à intégrer plutôt qu'à lutter dans l'agressivité. Le quotidien et ses méandres tracent alors progressivement le lent apprentissage d'un bonheur qui s’ancrera solidement avec le temps. La résilience consiste à retrouver vite l'équilibre, malgré les instants qui heurtent. Telle est la richesse des gens humbles: ils savent hors de tout doute combien la vraie force intérieure est hors du champ de la toute-puissance et de l'omnipotence. Ils cultivent en alliées leurs faiblesses et chérissent le meilleur d'eux-mêmes. Pour sortir du stress et de l'anxiété qui rongent si souvent, il s'agit de travailler à ralentir son rythme intérieur, à ralentir les pensées qui fusent et partent en vrille, pour apprivoiser la relativité de la gravité. L'apaisement revient alors à se rappeler, dans les moments d'inquiétude, que nous sommes rarement en réel danger et que la menace de notre intégrité traduit surtout nos perceptions momentanément biaisées. Y aurait-il une autre façon de percevoir pour moins de trouble? En ces instants d'agitation, revenir au calme consiste aussi à revenir à la définition la plus simple de soi. Là, tout de suite, dans la conscience du mouvement immuable du va-et-vient de ma respiration, il fait bon me rappeler que je suis bien en vie. Qui sait, si je m'accorde généreusement ce temps de pause nécessaire, les préoccupations vives de tantôt pourraient bien avoir complètement disparues.

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Une démarche éprouvée: l'introspection

Ajouté le : 9 février 2016

Il existe une démarche éprouvée, pour découvrir ce qui fonde son individualité et ses besoins : l’introspection. Dans l’acquis de cette capacité de réflexion et d’analyse, il n’y aura pas de miracle, seulement la construction progressive de son propre bonheur, par un travail acharné sur les moments charnières de son histoire. Ainsi, tout individu prenant conscience de son bagage psychologique peut bâtir ou rebâtir son intégrité et renouer avec ce noyau dense d’amour de soi que les négligences affectives antérieures n’ont jamais tout à fait réussi à altérer. Il est vraiment possible de « se vivre » en toute conscience, hors du champ du mensonge à soi et aux autres, et cesser enfin de subir sa vie. À la volonté de vouloir s’engager dans ce cheminement s’ajoute celle de miser sur soi, de conserver l’espoir d’une plus grande paix intérieure, malgré les embûches et les prises de conscience douloureuses; d’ailleurs, cette souffrance n’est que transitoire, seulement le temps de l’éclosion.
Évidemment, cette vérité soudaine à soi s’apprivoise et, avec elle, les turbulences et les réactions vives qu’elle suscite intérieurement et chez l’entourage. Une fois découverte, l’authenticité devient un mode de vie, une philosophie, une trame relationnelle à soi et aux autres qui ne tolère plus les mensonges et les non-dits, surtout lorsque le dévoilement est nécessaire. Il s’impose alors de se redéfinir et de redéfinir son réseau social ; notamment, quitter, au besoin, les membres de la famille nocifs, les amours et les amitiés malsaines. Globalement, se faire plus confiance dans ses intuitions et dans ses processus de décision qui visent à prendre soin de soi, en se positionnant plus fermement : choisir enfin la légitimité de se respecter. Bien sûr, cela revient aussi et surtout à s’entourer de personnes qui partagent ces valeurs fondamentales de franchise, de respect, d’intégrité et d’affection sincère. Du coup, ces rapports nouveaux ouvrent le vaste champ des possibilités : de nouvelles idées, de nouveaux projets, un nouveau bien-être, de nouvelles intimités, de nouvelles bouffées de bonheur simples et profonds, etc. Le bonheur passe donc vraiment par soi, par le choix conscient et délibéré de sa vérité.

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Générosité, empathie et compassion

Ajouté le : 27 janvier 2016

La générosité, l’empathie et la compassion caractérisent des actes d’affection et d’amour qui procurent un bien-être infini. Être généreux va bien au-delà du matériel. Cela concerne aussi ce regard d’affection adressé à l’autre en toute simplicité, cette bienveillance spontanée qui lui est dédiée, ce sourire sincère qui rassure, cette caresse chaleureuse qui apaise. Dans ces instants, le corps réagit et produit de l’ocytocine, cette hormone de plaisir et de réduction du stress qui envahit notre corps dans les rapprochements affectifs et amoureux. Être généreux nous permet de rester plus connecté aux autres. Un simple acte de bonté en inspire d’autres, pour soi et autour de soi. Ainsi se déroule progressivement une chaîne de petits bonheurs partagés.
Il revient à chacun d’installer un climat relationnel qui s’appuie solidement sur l’équité et la satisfaction : chacun doit être heureux d’être présent et de faire, de donner et de recevoir!
La générosité, l’empathie et la compassion sont des qualités relationnelles extrêmement précieuses qui donnent le ton des liens qui s'établissent entre soi et les autres. Elles prennent d’emblée la forme évidente d’une conscience de ses propres actions et de leur résonance. Elles traduisent la maturité dont nous avons tous grandement à bénéficier parce qu'il est bon de vivre dans une paix intérieure qui transparaît à l'évidence dans l'harmonie de nos rapports étroits à notre entourage immédiat.

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Une nouvelle année de bonheur

Ajouté le : 10 janvier 2016

Le quotidien n'a de sens que s'il s'enrichit du passé et le futur devient alors la marque de notre puissance. Je propose que cette nouvelle année soit celle de la fin de vieilles souffrances et d'un renouveau dans l'introspection, la croissance et l'engagement sincère envers soi. L'optimisme émerge de l'imagination et de notre capacité vive de bousculer les limites et les frontières. La première conquête de soi est celle de la liberté des pensées, celle des idées qui nous permettent sans contrainte d'inventer la suite de notre vie. Ensuite, l'optimisme se cultive dans la motivation soutenue et les actions concrètes. Accomplir, c'est prendre le temps de réfléchir et de s'armer de conviction pour agir. Cette attitude s'incarne dans des réalisations qui montrent hors de tout doute que notre avenir peut être toujours meilleur. Notre tendance est parfois d'attendre trop de l'autre et de trop souffrir en retour de nos déceptions. L'autre, quel qu'il soit, ne me fait vraiment souffrir qu'en vertu du trop grand pouvoir que je lui accorde. En toutes circonstances il nous revient d'exercer notre option de relativiser. En cela, je crois au pouvoir supérieur de l'autonomie et de la capacité de demander de l'aide avec discernement. Ayons plutôt des attentes réalistes vis-à-vis de ceux qui nous entourent. Ils sont un apport complémentaires à notre quotidien, jamais une finalité qui dépasserait notre entière responsabilité face à notre propre bonheur.
Je vous souhaite une année 2016 à la hauteur de vos aspirations: rêvez, imaginez, concrétisez vos projets les plus stimulants et surtout aimez sans retenue!

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Personne n'est que victime!

Ajouté le : 20 décembre 2015

En cette fin d'année, malgré les douleurs de ce monde et celles qui nous concernent parfois de près, je refuse avec force de croire qu'une personne n'est que victime. En toutes choses, mêmes les plus dramatiques, il y a une perspective pour se relever et avancer encore. Il y va de la paix du coeur de découvrir cette perspective nouvelle, de bien s'entourer et d'aller chercher de l'aide pour l'appréhender. Cette énergie de croissance est une source d'inspiration sans fin. Les êtres qui s'inscrivent dans cet engagement inconditionnel au soi perfectible dégagent un bien-être environnant reconnaissable de tous. Il émane d'eux une force d'attraction et une tranquillité qui donnent envie de s'approcher et de les suivre. Ce charisme est celui auquel tout être peut accéder à sa mesure. En un instant de bilan, il est souhaitable d'accepter de changer sa manière de penser, d'accepter les remises en question et d'opter pour un regard renouvelé sur soi et les autres. Il revient à chacun de vouloir être épanoui dans une introspection qui mène à un chaleureux mouvement de vie, dynamique et triomphant.
À tous Joyeux Noël!

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J’ai de la compassion

Ajouté le : 13 décembre 2015

J’ai de la compassion pour qui souffre, parce que la souffrance s’accompagne toujours d’un sentiment profond de solitude. J’ai aussi de la compassion pour l’entourage, que la misère des êtres qui vont mal éclabousse rageusement, et particulièrement pour les enfants, qui ont souvent tant de mal à comprendre. Ils ressentent en victimes impuissantes le caractère grave des événements, et ils sont meurtris. Lorsque l’on est perdu avec soi-même, l’apaisement viendra éventuellement du lien rassurant maintenu avec un partenaire sécurisant. Le partenaire bien choisi voudra être là pour nous dans la débâcle, il sera celui qui, sentant la chute venir, renforcera le soutien et ne nous laissera jamais faillir. Je souhaite à tous le bonheur d'une telle rencontre. Je vois comme un privilège le fait d’être cet autre pour quelqu’un, et comme une grande richesse le fait d’avoir pour soi un autre qui nous apaise. Il nous reste des tempêtes la force de l’expérience et la conscience exacerbée d’être capable de survivre. Ce n’est pas rien lorsqu’il s’agit de nourrir de l’espoir à l’égard de tout ce qu’il nous reste à vivre.

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Le grain de sable est un irritant pour l'huître!

Ajouté le : 6 décembre 2015

Le grain de sable est un irritant pour l’huître! Elle le couvre petit à petit d’une couche protectrice et le transforme en perle à force de patience : ainsi devrions-nous en faire autant avec ce que nous n'aimons pas en soi! Surtout, refuser à long terme les découragements pour ne pas donner à nos préoccupations, à nos inquiétudes. à nos peurs et à nos fausses-croyances, le pouvoir de nous diminuer. Ne jamais se victimiser, poursuivre sa route, armé d'espoir et de patience, et travailler ardemment à construire jour après jour son propre bonheur. L'idée consiste alors à passer d'une énergie mobilisante qui nous freine à des comportements ciblés et engagés qui nous propulsent enfin vers la concrétisation de nos aspirations profondes. Vivre est un défi de tous les instants qui revient aussi à accepter de prendre le risque de sortir pour un temps de sa zone de faux confort pour améliorer sa condition.
L'oeuvre d'une vie heureuse consiste bien à transformer, grâce à nos prises de conscience et à nos actions délibérées, nos plus grands irritants en de magnifiques perles.

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Le toucher parle parfois mieux que les mots!

Ajouté le : 28 novembre 2015

Je tiens à rappeler le pouvoir du toucher, qui, dès la naissance, permet au bébé de sentir qu’il existe et de définir son image corporelle, etdont l’absence totale peut mener à la mort. On ne survit pas physiquement ou psychologiquement au manque de toucher et d’affection. Combien d’individus souffrent aujourd’hui d’avoir été si peu touchés avec amour ou d’avoir été si mal touchés, dans la brusquerie ou l’agression ? Il en est de même chez les adultes aimants et mal aimants qui se feront fréquemment le plus grand bien dans les touchers sécurisants ou se tortureront quotidiennement dans les touchers absents ou agressants. Si parfois les conflits s’enveniment dans les couples, il serait bon de choisir de se taire pour un temps et de se toucher en attendant, de se serrer sans souffler mot pour ne pas perdre le contact. Il faut continuer à bien s’aimer malgré les mésententes, au lieu de se déchirer dans la distance. Et, puisqu’une main tendue devrait toujours en rencontrer une autre, il serait bon que ce soit tantôt la nôtre, tantôt celle de l’autre.

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Je suis ce que je pense!

Ajouté le : 9 novembre 2015

Il est souhaitable de saisir que nous vivons conformément à nos croyances intimes, pour le meilleur et pour le pire de nous- mêmes et de nos relations. Si nous sommes nos perceptions, les images dévalorisées de soi et de l’autre nous amenuisent et les images valorisées nous grandissent. Je veux croire que nos convictions édifiantes ont le pouvoir de transcender les fausses croyances invalidantes. Nos pensées nous définissent, nous forment et se transforment. Cette malléabilité est à cultiver dans un quotidien qui nous rappelle que rien n’est immuable ni absolu. Il est possible de nourrir une meilleure image de soi et du partenaire en substituant le positif au négatif, en se rappelant que notre être parle avant tout de notre unicité et de nos différences. Cultiver un sain narcissisme, c’est se dire combien il est acceptable de s’aimer en dépit de ses réalisations, tout simplement parce qu’on existe, tout simplement parce que chacun a sa place, en complément de l’autre plus qu’en compétition. En tout temps, je cultive que je ne suis pas le pire de mon vécu. Je choisis plutôt de me résumer au meilleur de ce que je suis.

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Ajouté le : 18 octobre 2015

J’aime sentir qu’une personne se construit dans la relation amoureuse, quels que soient les moyens et les chemins parfois détournés qu’elle emprunte; certains seront plus destructeurs que d’autres, parfois pour un temps, parfois pour longtemps mais jamais sans bénéfice s’il permettent ensuite de se construire le reste du temps à vivre. Les expériences amoureuses ne sont jamais un échec si elles élèvent le champ de la conscience, si elles nous rappellent qu’en vertu de notre histoire et de nos souffrances, certaines personnes nous sont interdites et d'autres à découvrir. Le choix des partenaires amoureux devrait toujours être celui de la sécurité, de la compassion, de la générosité, de l'échange et du soutien.
Ne vaut-il pas mieux prendre le temps de se connaître soi et de connaître l'autre dans une relation affective durable et en constante évolution, plutôt que de butiner d'une rencontre furtive à l'autre et se condamner à la superficialité d'un lien qui n'atteindra jamais les profondeurs de chacun. Et ainsi je crois en la force conjuguée des partenaires sécurisants du couple. Ils réparent ensemble le passé, agissent au quotidien sans relâche pour mieux s'aimer et se construisent un avenir prometteur. Nous sommes peut-être un début difficile, l’essentiel est surtout de devenir une belle fin!
Ne vaut-il pas mieux prendre le temps?

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Ajouté le : 8 octobre 2015

Le bonheur à deux ne se construit que dans une saine dépendance à l’autre où chacun s’engage au quotidien à faire sa part pour offrir le meilleur de lui-même. Pour ne pas rester seulement pure intention, cette volonté devrait s’incarner dans des actions concrètes et constantes. La force en couple n’est pas l’autosuffisance et la résolution de ses difficultés en solitaire et en tout temps. Elle consiste davantage à reconnaître ses limites – parce que nous en avons tous! - et à les dévoiler. Cela revient alors à oser demander de l’aide au partenaire avec humilité, surtout dans les moments de doutes, de retrait et de souffrances. Dans cet élan sans cesse renouvelé de soutien mutuel, il est à penser que ces partenaires complices et empathiques sauront éviter les pièges du désengagement et de la mort lente du couple, tout en accordant à leur relation une certaine maturité : telle est la voie du bien-être partagé, de l’épanouissement et de la sécurité. S’épauler, s’entraider, partager ses forces et ses habiletés pour se rendre la vie plus douce dans les moments d’adversité est le fondement même de la relation de couple saine, le terrain solide sur lequel chacun devrait pouvoir s’appuyer sur l’autre. Ces attitudes sont indispensables pour ancrer la confiance, dissiper le sentiment de solitude lorsqu’il est troublant et s’abandonner à l’intimité.

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Ajouté le : 26 septembre 2015

Il est essentiel d'apprendre à se distancier des événements déclencheurs de tensions physiques et psychologiques, le temps (quelques minutes pour certains ou plusieurs heures pour d’autres) de relativiser la gravité du moment et de se parler intérieurement. Ce comportement de distanciation face aux pensées et à la situation qui déstabilise fera toute la différence pour amorcer la résolution qui s’impose ensuite. Aussi douloureux ou injuste que le quotidien nous apparait parfois, la maturité face à l'adversité est à acquérir en toutes expériences. Et l'occasion nous est alors offerte d'en ressortir toujours plus fort, toujours plus résilient, grandi. L’idée est de contrecarrer les perceptions et les émotions négatives qui bloquent les perspectives de résolution affective. Pour contenir ce débordement passager, bien naturel du reste, il serait alors bénéfique de se rappeler intérieurement que le danger est absent. Les mobilisations à l’attaque et à la défense sont souvent inutiles et pure perte d’énergie. La stratégie revient clairement à s’extraire de l’envahissement émotif pour investir le rationnel, pour revenir, donc, à la compréhension de ce qui confronte plutôt que de s’attarder au jugement de soi et de l’autre. La sagesse consiste à calmer l'animal qui rugit trop facilement en soi dans une attitude globale bienveillante qui valorise la compassion et l'acceptation pour soi et les autres.

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Ajouté le : 21 septembre 2015

Une fois la relation amoureuse installée, le défi des couples revient à ce qu’elle dure dans le temps, dans une stabilité émotionnelle et une base sécuritaire fonctionnelles qui satisfont les partenaires. Ainsi, la durée d’une relation n’est le gage de l’épanouissement et du bonheur des partenaires que si elle s’accompagne d’un sentiment indéniable de satisfaction conjugale. La réussite des couples à long terme est étroitement associée à la capacité de réguler les émotions dans les interactions, de maintenir un lien d’intimité solide et de gérer les contrariétés, les divergences et les conflits. Trop souvent, les partenaires en couple perdent le sens de la séduction et, simultanément, aspirent à une intimité constante doublée de relations sexuelles fréquentes. Gardons en tête qu’une sexualité épanouie s’installera beaucoup plus spontanément chez les partenaires qui nourrissent une connexion affectueuse, au détour des touchers, des regards, des paroles amoureuses, des baisers, etc., qui se vivent régulièrement : cette communication verbale et non verbale crée un climat érotisant, participe à l’intimité émotionnelle et mène à l’intimité sexuelle. L’inverse n’est pas vrai : l’intimité sexuelle ne crée pas l’intimité émotionnelle. La sécurité du couple s’appuie sur l’acceptation d’une interdépendance dans laquelle il est admis par chacun que les émotions, les pensées et les comportements de l’un influencent ceux de l’autre : il est donc indispensable d’échanger régulièrement ces précieuses informations pour continuer à bien s’aimer.

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Ajouté le : 13 septembre 2015

Développée ultérieurement dans la vie, la sécurité intérieure peut être apprivoisée, déclencher le contact à sa propre résilience et réparer le passé s’il a été dévastateur. Dans quelle mesure? Cela dépendra de l’histoire de chaque individu, de ses ressources intérieures, de l’aide conjuguée d’un partenaire de vie aimant, de son entourage social et éventuellement du travail thérapeutique effectué avec un psychologue. Le changement est possible, avec la conviction de sa propre valeur et l’engagement dans les pensées et les actions qui favorisent la transition vers un mieux-être. Chacun, à sa mesure, peut faire ce chemin de renforcement positif et de conquête quotidienne de son propre bonheur affectif.
Les expériences douloureuses du passé ne sont pas une limite : pour l’individu enrichi de leurs précieux enseignements, elles deviennent le tremplin qui invite au succès pour cesser de reproduire à jamais ce qui semblait fatalement injuste. La pulsion de vie qui nous habite est une formidable énergie à contacter pour calmer les affres du désespoir. Et même si le marasme des souffrances est davantage le lot de certains, le droit au bonheur et l’engagement invétéré à le construire au quotidien restent le privilège de tous.

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Ajouté le : 2 septembre 2015

L’amour ne suffit pas si les partenaires n’identifient pas les émotions dans l’ombre qui l’altère. Pour cela, il faudrait qu’il s’accompagne d’un engagement volontaire dans des actions et des comportements que les chercheurs et les cliniciens qualifient de nécessairement constructifs, empathiques, respectueux. Ils sont d’ailleurs systématiquement présents chez les couples qui affirment une satisfaction relationnelle élevée. Les couples qui se disent heureux questionnés sur ce qui fonde leur bonheur ensemble, décrivent tous spontanément les attitudes, les comportements favorables et les réactions émotionnelles que préconisent justement les spécialistes de l’attachement amoureux : empathie, compassion, entraide, humour, ouverture en cas de divergence, capacité de changer d’idées et de s’excuser, écoute, absence de rancune, communication efficace, expression libre des besoins, gestion de conflits basée sur le compromis, échange d’affection, intimité, sexualité active, etc. Pour les couples qui ont eu de bons modèles de couples parentaux, savoir aimer sera plus évident.
Pour que le quotidien cesse d’être une succession de tensions qui éloignent, alors que chacun rêve d’une proximité libératrice et bienfaisante, il est des connaissances sur soi et son partenaire à acquérir pour bloquer l’envahissement des pensées négatives et des comportements concrets nouveaux à produire au quotidien. Concevoir la relation amoureuse avec une autre perspective offre du même coup l’opportunité de la garantie d’un plus grand bonheur.

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Ajouté le : 26 juillet 2015

Les regards entre les partenaires amoureux font écho à ceux expérimentés dans l’intimité de la tendre enfance. Au delà des mots, pendant les échanges, le cerveau droit est en constante analyse du non verbal et interprète en millisecondes les regards pour les qualifier. L’individu les ressent et à partir de la sécurité ou de l’insécurité qu’ils inspirent, s’ajuste simultanément et agit en conséquence. Les partenaires communiquent entre eux par le regard pour faire passer les messages relatifs à la qualité de leur relation. Les couples sécurisants se regarderont de façon inspirante, dans la complicité d’un contact soutenu; même en cas de conflits, la tendresse ne sera jamais complètement absente. Les couples insécurisants vont plutôt avoir tendance à recourir aux regards pour manifester les jugements négatifs, les désapprobations, les contrôles et les menaces. La connexion et la déconnexion affective entre les partenaires en couple est proportionnelle à la présence répétée des regards : les plus sécurisants favorisent les contacts visuels aimants, les plus insécurisants se regardent peu ou ne se regardent plus.
Le mystère d’un regard qui perturbe ne peut se résoudre qu’à deux, en acceptant de prendre le risque sain d’ouvrir le dialogue; sans oublier du reste qu’un regard qui fait du bien mérite tout autant d’être nommé pour être renforcé et encouragé à être renouvelé. Si les regards bienveillants et affectueux s’amenuisent ou tendent à disparaître, il serait bon de reconnaître que cela témoigne d’un trouble qui s’installe, d’une difficulté relationnelle momentanée qu’il ne faudrait jamais tarder à régler. Cette utilisation positive des regards constitue en soi la pratique d’une approche affective absente de jugement et basée sur l’échange. Elle permet de prendre soin de soi, de l’autre et de la relation.

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Ajouté le : 4 juillet 2015

Il faudrait se défaire de l’idée selon laquelle rien n’est à négocier en couple parce que les partenaires seraient tellement amoureux que leur compatibilité infaillible les ferait endosser les mêmes points de vue en tout temps. Ce mythe romantique ne survit pas à la réalité quotidienne des couples. La relation à deux est peuplée de négociations fréquentes et à défaut, d’ajustements perpétuels qui ne se vivent pas forcément, du reste, dans la souffrance de la confrontation. Bien au contraire, ces interactions sont l’opportunité d’une communication ouverte où personne n’est sournoisement animé par la volonté de convaincre à tout crin. Se parler sans être défensif offre la perspective d’une discussion enrichie des divergences de chacun. Le succès final de l’échange se soldera certainement par la découverte d’un terrain commun d’accord qui traduira la satisfaction partielle – et non totale - de l’un et de l’autre : heureux donc dans une position médiane construite à deux!
Une relation amoureuse réussie devrait être simple - c’est le terme littéral que les personnes emploient - et exempte de conflits! Cet a priori fréquent des partenaires en couple est erroné et il serait souhaitable que chacun se départisse de cette fausse croyance. Ainsi, il est maintenant admis par la communauté scientifique et les cliniciens que les conflits sont inévitables dans la relation de couple. Cette information est importante car elle traduit d’emblée combien il faudrait entrer en relation en acceptant l’idée que les conflits seront inéluctablement présents. Il est alors fondamental de s’affairer à développer tôt dans la relation les habiletés nécessaires à les régler de façon constructive. Les conflits sont l’opportunité de mieux connaître les zones de sensibilité de chacun et devraient être un lieu d’échange de perceptions, d’opinions et d’émotions… jamais un champ de bataille d’où personne ne sort vivant!

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Ajouté le : 21 juin 2015

La résilience est la force insoupçonnée que l’on a en soi pour se réparer mais elle n’est pas toujours ce que les gens pensent. Elle consiste à vivre pleinement les changements déstabilisants des états émotionnels, d’en prendre soin en étant capable de se calmer et de retrouver finalement son équilibre initial. Cette résilience se mesure aussi par la rapidité à laquelle une personne est capable de se ramener à l’équilibre.
À des degrés divers, elle existe bien en chacun de nous. À défaut de guérir tout à fait de ses maux, quels qu’ils soient, chaque individu a la responsabilité de tenter d’améliorer sa condition : accéder à sa propre vérité et y faire face avec engagement est le chemin privilégié pour y exercer sa résilience. N’est-ce pas là le propre de l’être humain que de réfléchir à sa condition pour l’améliorer? Nous avons tous besoin de bonheur, de beauté, d’échanges sincères, de partages constructifs qui nous portent et nous convainquent du sens réel de notre existence. L’invitation est lancée, celle d’une rencontre avec soi, d’une ouverture à d’autres perspectives et d’un renouveau de passion pour sa propre vie. Telle est le propre de la force vive de l’adulte : sa capacité de se libérer des stratégies de survie de l’enfance pour entrer enfin dans le mouvement souple de sa propre vie. À bien connaître les rouages émotionnels de son passé révolu, l’être conscient peut contacter sa résilience au présent et redéfinir à souhait son futur. L’oeuvre d’une vie consiste tous les jours à s’orienter vers un mieux-être qui passe par soi et les autres, dans des actions aux intentions nobles.
Je refuse avec force de croire qu’une personne n’est que victime. En toutes choses, même les plus dramatiques, il y a une perspective possible pour se relever et avancer encore, toujours plus heureux. Il y va de la paix du coeur de découvrir cette perspective ou d’aller chercher de l’aide pour l’appréhender. Cette énergie de croissance est une source vitale d’inspiration. Tous les êtres qui s’inscrivent dans cet engagement inconditionnel au soi perfectible dégagent un bien-être environnant reconnu de tous. Il émane d’eux une force d’attraction qui donne envie de s’en approcher et de les suivre. Ce charisme est celui auquel tout être sincère et intègre peut accéder.

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Ajouté le : 15 juin 2015

La personne anxieuse met sa sexualité au service de son besoin incessant de proximité (physique et psychologique), de protection, d’affection et de sécurité : son désir est sexualisé! Elle se croit profondément attirée par son partenaire sur les plans érotique et sexuel et interprète tout refus ponctuel de rapprochement comme la marque patente de son moindre désir et de son moindre amour. Pourtant, cette logique et ces convictions traduisent plutôt chez elle un inconscient blessé à vif en proie à une peur d’abandon. Le toucher n’est pas souhaité dans le respect d’une expression ressentie par chacun et dont le seul but est la manifestation d’un élan affectif généreux. Il est recherché avec avidité. Peu importe que les caresses soient provoquées ou spontanées, il faut surtout toucher et être touché! Le contact physique est exigé, imposé, ordonné, parfois dans une subtile manipulation, parfois dans une agressivité colérique et dévastatrice.
La personne à l’attachement anxieux a soif de la peau de l’autre! Le besoin compulsif de proximité et de sécurité ne se satisfait que d’une sexualité très fréquente ou compulsive. Ce qui est remarquable, c’est que le plaisir qu’elle en retire est secondaire et accessoire, tant que son besoin primaire est satisfait avant tout : maintenir un lien étroit de proximité avec son partenaire et se sentir valorisée dans son regard. Cela traduit à quel point la personne est en souffrance, empêtrée dans un manque de confiance en soi qui l’oblige parfois à s’engager dans des comportements à risque qui dépassent alors largement les frontières du respect de sa personne : elle aura des relations sexuelles, puisqu’il le faut, convaincue qu’elle choisit sa sexualité et qu’elle est consentante. Le drame au fond est qu’elle ne choisit pas. Malgré ses efforts, sans même le savoir, elle est déjà condamnée à être un jour quittée.

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Ajouté le : 8 juin 2015

Il est fort commun d’observer une attitude d’indifférence chez les couples en crise. Ce stratagème vise avant tout à dissimuler les conflits affectifs non réglés qui menacent l’intégrité psychologique de la personne : pour moins souffrir de la présence d’un partenaire amoureux qui confronte et d’une relation perçue tout à coup comme menaçante, l’individu affiche de l’indifférence face aux demandes, aux remarques, aux attitudes, aux réactions et aux émotions. Il prétend ne pas comprendre, ne pas se rendre compte, peut éventuellement accepter de faire des efforts pour se rapprocher davantage et être plus attentif, mais l’engagement n’est pas réellement ressenti et ne tient pas à court terme. Les conflits intérieurs restant inchangés, le processus inconscient de mise à distance demeure et se perpétue, à l’insu même de l’individu tourmenté qui les initie. Ces comportements de protection sont les seules réponses qui s’imposent pour tenter de réduire toute dynamique relationnelle susceptible de raviver les souffrances de l’intimité de l’enfance, alors que l’individu s’est senti trahi et heurté par la négligence affective. Adulte, il s’est juré (inconsciemment) qu’on ne l’y prendrait plus ! Les premières figures d’attachement ont généré une souffrance intense et des mémoires négatives s’expriment maintenant dans la vie amoureuse adulte par des comportements passif-agressifs.
L’indifférent fait payer à son partenaire ses foudres inconscientes : il lui fait subir son agressivité sans qu’elle ne soit clairement déclarée. Être indifférent est alors le processus inconscient d’adaptation qui s’impose pour maintenir une intégrité psychobiologique en danger. Selon les insécurités d’attachement, l’indifférence consiste en un même mécanisme de défense aux expressions différentes. Personne ne devrait accepter la souffrance quotidienne d’un partenaire qui impose la distance affective et intime au quotidien. Les plus forts psychologiquement ne cesseront de la dénoncer en demandant l’aide légitime du partenaire pour recréer la proximité à deux, les plus fragiles se tairont et subiront la dynamique dysfonctionnelle; la souffrance initiale de l’un deviendra alors la souffrance de l’autre.

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Ajouté le : 31 mai 2015

Lorsque les parents n’ont pas été capables de nourrir l’enfant sur le plan affectif et l’ont négligé au point de lui refuser d’être lui-même, et qu’ils poursuivent leur négligence affective une fois l’enfant devenu adulte, il est tout à fait sain alors de lever l’interdit de ne pas les aimer. S’autoriser à ne plus aimer ses parents, pour instaurer une distance choisie, cesser de souffrir et sortir enfin de l’injonction biblique : « Père et mère tu honoreras. » On entend souvent dire qu’il faut « pardonner ». Je ne suis pas d’accord, car je pense que l’impardonnable existe sauf peut-être lorsque les parents acceptent sans nier la responsabilité de leurs actes. Seul l’individu en pleine conscience de son histoire et de ses répercussions psychologiques devrait être libre d’en décider, non comme une obligation, mais comme un choix éclairé. Après mûres réflexions, il est en droit de décider s’il pardonne à ses parents, si la relation peut évoluer sans le poids des souffrances du passé, justement parce qu’il n’est plus un enfant dépendant. Rien ne justifie, adulte, de maintenir des contacts avec des parents désagréables; d’ailleurs, il en va de même des relations avec n’importe quel autre adulte de son entourage (famille élargie, amis, relations de travail).
L’idée de dévoiler ce que l’on ressent vis-à-vis de ses parents ne devrait jamais être animée par la critique fausse et le défoulement gratuit, mais bien plus par cette tentative de mettre des mots, peut-être pour la première fois, sur les émotions profondes issues d’un vécu avec des parents qui parasitent encore le quotidien. L’objectif est de se défaire de certaines lourdeurs ou de certaines douleurs et d’en ressortir plus fort. Rester uniquement dans les plaintes et les reproches aux parents reviendrait à faire de soi une victime alors que l’idée de croissance personnelle est bien celle de regarder en face son histoire, pour construire, en s’appuyant sur cette vérité. Et surtout aller de l’avant dans une vive pulsion de vie. Enfin, choisir d’évoluer dans la résilience et le mieux-être : la démarche est résolument positive, surtout pas belliqueuse.

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Ajouté le : 16 mai 2015

Si une personne cherche à comprendre le passé de son histoire, c’est bien qu’il existe et demeure en elle le sentiment profond d’un chaînon manquant, d’une distance palpable entre elle-même et sa possibilité d’être heureuse. Elle sent le décalage entre les pensées, les émotions, les réactions et les actions. Ce manque d’unité crée une dissonance intérieure qui trouble. Tant qu’elle n’est pas allée au bout de sa quête et de sa volonté farouche de comprendre, il n’y aura pas de bonheur, pas d’accès à la liberté. Bien sûr, la vérité confond, surtout chez ceux qui ont été blessés sur le plan affectif, parfois profondément et pour longtemps. Ces êtres de défense se reconnaîtront, notamment dans les nombreux mécanismes savamment déployés pour perpétuer l’illusion de bien-être : l’illusion d’une famille unie, l’illusion d’une enfance dorée, l’illusion de perfection, l’illusion de bonheur, etc. Au fond, ils savent bien que c’est faux. Souvent, le leurre est entretenu par l’entourage, et les enfants pris en otage – bien malgré eux – deviennent complices de la démesure de leurs parents, surtout par peur de perdre leur amour.
D’ailleurs, il suffit que dans une famille l’un des enfants devenu adulte, plus fort psychologiquement, brise le cercle du mensonge, ose révéler les malaises et les vérités, pour que le reste de la famille – incluant la fratrie – se mobilise et manifeste une vive réprobation, l’isole et l’ostracise; je le constate si souvent en psychothérapie. Et la personne doute alors d’elle-même, se questionne et s’attribue l’odieux du moment: « ça doit être moi le problème puisqu’ils semblent tous d’accord.». Or, la solidarité d’une famille dysfonctionnelle est fréquente et témoigne davantage d’un déséquilibre destructeur partagé et protégé par la complicité des membres. La solidarité et la complicité ne sont pas ici des signes de santé psychologique mais bien davantage la tentative de maintenir le fragile équilibre d’une famille qui se sent tout à coup menacée du dévoilement de sa dysfonction. Au contraire, la force et l’équilibre se mesurent par sa propre capacité de questionner, de dénoncer, de dévoiler, de faire avant tout ce travail d’authenticité vis-à-vis de soi et d’agir ensuite dans la cohérence des comportements.
Accepter de confronter la réalité profonde de son histoire, c’est favoriser l’émergence des prises de conscience, c’est faire en sorte que les pensées s’organisent peu à peu, c’est accepter avec sagesse avoir été trompé pendant des années d’impuissance par une famille troublée. Le bénéfice direct est celui de recontacter sa propre résilience pour sortir de la vulnérabilité et ne plus être victime des blessures de son passé. Progressivement, il devient possible d’agir positivement sur son quotidien, de mieux contrôler ses choix et ses actions et de faire émerger sa véritable identité, celle qui a été si longtemps étouffée. Choisir de faire le deuil définitif de relations névrotiques pour s’ouvrir à ceux avec lesquels l’amour peut être généreux et mutuel. Et qu’enfin soit vu pour la toute première fois, le meilleur de ce que l’on a toujours été !

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Ajouté le : 11 mai 2015

L’adulte menteur est un séducteur invétéré et un manipulateur efficace qui cherche à calmer un peu la tristesse et la douleur de ne pas s’aimer du tout. Mais cet art est aussi son calvaire, à l’image du drogué qui vit le bien-être illusoire de la nouvelle dose et la souffrance effroyable du manque de la prochaine. Psychologiquement, cet adulte est bousculé dans un mouvement intérieur de perversion, abuseur dans le plaisir sadique qu’il retire à manipuler l’autre, victime dans le plaisir masochiste que lui inflige la solitude toujours plus grande de ses mensonges. Avec le temps, il renforce l’interdit et le danger de dévoiler qui il est réellement. Il est intimement convaincu que personne ne peut comprendre ses insécurités et qu’il ne peut trouver sa place que s’il entretient en lui, et montre aux autres, une image tronquée qui ne suscitera jamais le rejet. Tel est le mécanisme intérieur de l’adulte menteur, le résultat d’un lent processus de dépersonnalisation amorcé dans l’enfance, lorsqu’on lui a fait passer le message de ne surtout pas être lui-même pour devenir plutôt conforme aux idéaux parentaux. Le mensonge est son arme privilégiée pour lutter contre la douleur vive de son manque de valeur : il ne travaille pas à réduire son manque d’estime de soi, il le cultive sans le savoir en le dissimulant. Sa stratégie est finement élaborée : puisqu’il est sans valeur, il doit s’inventer un personnage qui en a, et cette projection de ce faux lui-même, cette doublure, lui garantira le regard positif de son partenaire amoureux et de son entourage.
L’adulte bien construit n’est pas menteur. Bien sûr, il peut mentir socialement, par convention, par politesse, mais jamais de façon systématique, comme mode privilégié de communication. Le sens de la vie adulte consiste au contraire à faire tomber les masques, en retenant qu’il n’y a rien de plus touchant qu’une personne capable d’afficher en toute humilité et avec force la réalité de ce qu’elle est au monde. Malgré les peurs, j'encourage à courir le risque d'être authentique pour toucher au bonheur sans cesse renouvelé d'être vrai et de s'aimer ainsi, envers et contre tout.

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Ajouté le : 6 mai 2015

On mentionne souvent que la qualité des interactions entre un enfant et son parent compterait fondamentalement plus que la quantité des interactions! Je ne suis que partiellement d'accord. Je crois fondamentalement en la force d’échanges fréquents et de qualité. Lorsque cette dynamique est maintenue au cours des jeunes années – puis à l’adolescence – le parent nourrit un contact étroit et chaleureux avec son enfant qui permet à celui-ci, au détour d’un trajet en voiture ou d’une activité ludique partagés, de se dévoiler, de faire une remarque significative sur sa vision du monde, sur ses relations aux autres ou sur une préoccupation éventuelle qui le tracasse. Savoir que l’on est aimé est bien peu de choses si on ne le ressent pas fréquemment; cela vaut dans la tendre enfance comme dans la vie adulte. Quels que soient les échanges de qualité avec l’enfant, s’ils sont occasionnels, l’enfant les appréciera mais n’aura pas le temps de dépasser le premier niveau de superficialité du moment. D’ailleurs, il est fort possible qu’il nourrisse en secret l’idée qu’il n’est certainement pas assez important puisqu’on ne lui consacre pas plus de temps.
Qualité et fréquence des interactions sont essentielles pour instaurer une relation de confiance durable. L’enfant chérira ces moments, se sentira valorisé de les vivre et bénéficiera simultanément du plein potentiel affectif de ces instants privilégiés. Plus encore, ils créeront les souvenirs impérissables et sécurisants de sa propre histoire dans laquelle il ira puiser à souhait le bien-être et la réassurance dont il aura besoin ponctuellement tout au long de sa vie. Ces mémoires sont essentielles pour l’équilibre d’un individu, pour s’apaiser et se réguler émotionnellement face aux aléas de la vie ou tout simplement pour se faire du bien en tout temps en évoquant cette base de sécurité immuable. Le parent engagé et disponible offre à l’enfant le sentiment tout à fait rassurant qu’il n’est pas seul dans la vie et qu’il est aimé puisque son parent prend si bien soin de lui. En présence de ce parent sécurisant capable de discerner les émotions, de les accueillir avec ouverture et de les traduire avec compassion, l’enfant est aisément inspiré : confiant, il peut partir à la conquête du monde!

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Ajouté le : 25 avril 2015

Nous avons tous vécu des hontes que nous n’oublierons pas. Les événements marquants de l’enfance qui ont donné lieu à des jugements douloureux sur soi de la part d’adultes significatifs constituent ces expériences de honte qui créent des empreintes dans le cerveau et des mémoires implicites de ces événements. Inconsciemment, chacun s’y réfèrera au cours de sa vie dans des situations diverses du quotidien qui, sur le plan émotionnel, susciteront ensuite les mêmes émois. Que les jugements des parents aient été faux, injustes et inspirés d’enjeux d’attachement non réglés chez eux – parfois pathologiques -, ils ont été intégrés dans l'enfance comme une vérité qui, avec le temps, devient absolue. Si pendant la période infantile, la dynamique relationnelle avec les parents a continué à être peuplée d’expériences de honte, l'enfant endossera malgré lui une fausse image de soi qu'il croira bientôt sienne : d’abord honteux de ce qu’il a fait en diverses occasions, il deviendra honteux de ce qu’il est. Pire encore, il va se mettre à adopter les comportements et les attitudes conformes aux faux jugements parentaux, pour être cohérent avec ce qu’on dit de lui, dans la négation de sa réelle identité. Chaque fois, il revisitera la honte, lui donnant toujours plus de poids. Telle est la force extrême du pouvoir parental: il peut convaincre l'enfant qu'il est quelqu'un d'autre plutôt que de lui permettre de s’épanouir en devenant tout à fait lui- même!
Quelle que soit notre histoire familiale et nos différences, il devrait être possible de vivre parfois des moments de vifs inconforts sans jamais avoir honte de ce que l'on est; et disposer d’un entourage qui accueille ces moments de façon aimante et bienveillante. Il est si fondamental de sentir hors de tout doute que l’on continue à être aimé dans certaines interactions déstabilisantes qui poussent à la honte et insécurisent. La réparation de l’enfance se fera dans les prises de conscience des hontes qui nous habitent encore comme adulte, cette fois dans la validation relationnelle, celle d’un vécu intime et affectif avec des relations amoureuses et sociales rassurantes qui valorisent l’acceptation. Enfin, ce sera le temps nouveau de l’ouverture et du dévoilement pour ne plus avoir, jamais, à dissimuler le meilleur et le vulnérable de soi.

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Ajouté le : 21 avril 2015

En matière d’éducation, le principe à respecter est celui de vérité aux enfants. Tous les enfants devenus adultes auxquels on a menti vous le diront : ils n’étaient pas dupes et vivaient le malaise de l’imposture. Les mensonges et les secrets des parents les ont profondément troublés. Ils se sont sentis déçus et trahis. Comment un enfant peut-il comprendre la vie en général si ses parents, principale source d’informations et de références, suscitent en lui le doute et n’osent lui dire « les vraies choses » ? Les « vraies choses », c’est ce qui entre dans le vaste champ de la vérité et de l’intégrité, c’est accepter comme parent de ne pas cacher la réalité, quelle qu’elle soit, c’est ne mentir sur rien lorsque l’enfant pose des questions précises, c’est accepter comme parent d’affirmer ses propres limites et ses propres incompréhensions par un « je ne sais pas » franc et honnête, c’est enfin toujours tenter de dire le plus clairement possible, même si c’est difficile, surtout si c’est difficile. Un enfant sera extrêmement sensible et favorable à cette authenticité du parent qui « dit » et endosse alors véritablement son rôle d’adulte sécurisant.
Un enfant peut s’affirmer et se confier à un parent vrai, parce que le lien de confiance est tissé serré. Par contre, il craindra de faire confiance à un parent dont il ne sent pas la véracité des propos; il choisira plutôt de taire ses difficultés, d’autant plus si elles lui semblent majeures, et essayera de les régler seul. Ce que l’enfant ne comprend pas de la vie et de lui-même dans cette vie restera pour un temps indéterminé, sans réponse. Plus tard, devenus adultes, les plus forts reconstruiront la vérité, seuls, dans des rencontres inspirantes ou en thérapie. Ils édifieront leur propre bonheur en se détachant de leur histoire. Ceux qui ont moins de ressources intérieures s’adapteront aux malaises quotidiens en restant coincés dans le mensonge, tout comme ils l’ont appris dans l’enfance, au risque de le perpétuer à leur tour, cette fois dans leur propre vie de couple ou de famille.
Il n’est pas toujours aisé pour le parent de trouver la formule juste de vérité, celle qui est adaptée à l’âge de l’enfant, à sa capacité de compréhension, à son niveau de vocabulaire. Pour être bienveillant, il est essentiel d’endosser avec la naissance de l’enfant l’ingratitude du rôle de parent. Il est clair que l’enfant aura toujours des reproches à adresser, parfois les plus insoupçonnés ! Et là où vous pensiez avoir été parfait, adéquat, généreux, il vous rappellera combien vous auriez pu mieux faire. Il faudrait endosser son rôle de parent avec une grande humilité, en faisant le deuil de la perfection et en sachant que, pour bien faire, il s’agit surtout d’éviter de trop mal faire.

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Ajouté le : 17 avril 2015

Le sens de la vie se résume à ressentir intensément le bonheur. Lorsque nous l’atteignons, ponctuellement, nous sommes soudainement suspendu à l'instant présent dans une plénitude qui envahit et procure une chaleur rassurante. Tout à coup, le souhait serait que rien ne bouge, que rien ne change pour un instant. En secret, l’aspiration serait que cet état dure à jamais, même si l'on sait que c'est illusoire. Il faut alors s’employer à ce que l’expérience de bonheur se répète sans trop attendre. Et tel est bien l'exercice de notre pouvoir : faire de notre quotidien, une succession d’expériences de bien-être, dans un recommencement sans fin. Pour être heureux, il est nécessaire de s’engager activement dans des actes d’amour et de compassion pour les autres; ce que confirment les recherches en psychologie et ce que préconise aussi la philosophie bouddhiste. Prendre soin de bien aimer ceux qui comptent pour soi rendrait donc plus heureux que de ne s’employer qu’à satisfaire son propre bonheur. La générosité affective et émotionnelle apaise, réduit les peurs, les insécurités et le sentiment de solitude. Elle connecte aux autres, gratifie et rend plus fort face aux aléas de la vie. De cette attitude naît en retour la paix intérieure, celle qui fonde le véritable succès.
Puisque chaque seconde est précieuse, les ressources issues de la combinaison complexe du corps et de l’esprit devraient être dédiées à promouvoir aujourd’hui et demain le meilleur de soi et le bien-être des autres. Pour cela, il est essentiel de combattre les comportements destructeurs, les afflictions et le vide de l’autosatisfaction. Le but premier de notre existence est de faire que nos actions se déclinent en des conséquences positives, constructives et inspirantes. Si notre esprit se brouille parfois, il convient de prendre du recul, de prendre le temps de devenir l’observateur bienveillant de sa propre histoire, sans précipitation. L’opportunité s’offre alors de se recentrer, de s’apaiser pour sortir de l’urgence du moment et recontacter sa mission de vie, dans une nouvelle perspective. Pratiquer l’arrêt ou la lenteur des pensées et des actions devient, à force de pratique, un mouvement méditatif qui nous rappelle que l’on ne peut tout à fait être sans cesser parfois consciemment de faire.

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Ajouté le : 4 avril 2015

Un enfant apprend à s’ajuster en miroir aux états émotionnels de ses parents : à partir de ce qu’il capte et décode en les observant, il est en synchronie immédiate avec l’état de calme ou de stress de ses parents. Le cumul de ses états au cours des jeunes années de vie laisse une empreinte. Ainsi, un enfant sécurisé a de grandes chances de devenir un adulte sécurisant. Un enfant rassuré de sa valeur et du respect qu’on lui porte deviendra à son tour un adulte valorisant et respectueux, capable de le faire ressentir à son enfant, à son partenaire amoureux et à son entourage immédiat. Il reproduira ce qu’il aura si bien connu et tel est certainement l’effet intergénérationnel positif d’un milieu familial inspirant. Cet effet de l’amour sécurisant se répercute dans toutes les sphères développementales de l’enfant (physique, cognitive, sociale, affective) et les rend optimales à long terme. Il est surtout à retenir que la sécurité d’attachement contrecarre les impacts négatifs des négligences affectives et des abus psychologiques ou physiques.
Développée ultérieurement dans la vie, notamment grâce à la constance affective d’un partenaire amoureux bien choisi et aimant, la sécurité peut être apprivoisée, déclencher le contact à sa propre résilience et réparer le passé s’il a été dévastateur. Dans quelle mesure? Cela dépendra de l’histoire de chaque individu, de ses ressources intérieures, de l’aide conjuguée du partenaire de vie, de son entourage social et éventuellement du travail thérapeutique effectué avec un psychologue. Le changement est possible, avec la conviction de sa propre valeur et l’engagement dans les pensées et les actions qui favorisent la transition de l’insécurité à la sécurité. Chacun, à sa mesure, peut faire ce chemin de renforcement positif et de conquête quotidienne de son propre bonheur affectif. Les expériences douloureuses du passé ne sont pas une limite, enrichi de leurs précieux enseignements, elles deviennent le tremplin qui invite au succès pour cesser de reproduire à jamais ce qui semblait fatalement injuste. La pulsion de vie qui nous habite est une formidable énergie à contacter pour calmer les affres du désespoir. Et même si le marasme des souffrances est davantage le lot de certains, le droit au bonheur et l’engagement invétéré à le construire au quotidien restent le privilège de tous.

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Ajouté le : 29 mars 2015

La solitude tue ! Il est aujourd’hui démontré que les personnes qui se sentent seules augmentent de façon significative le risque de décès de 26%, celles qui vivent seules de 29% et celles qui manquent de contacts sociaux de 32%. Le sentiment profond d’être en lien fait vivre et rend potentiellement plus heureux tout en augmentant l’espérance de vie. Nous avons tous vécu de la solitude et le désespoir que cet état fait poindre. Et même si l’envie de se refermer sur soi est à l’occasion plus tentante que l’ouverture à l’autre, le chemin du renforcement négatif n’est jamais à investir. Ce repli sur soi peut ultimement traduire le début d’un épisode dépressif où progressivement le monde intérieur se rétrécit alors que le monde extérieur devient de plus en plus inaccessible et semble se dissoudre.

Le sentiment de solitude est subjectif, parfois cruellement présent pour rappeler à la personne combien elle intéresse peu ou pas. Que cela soit vrai ou non, elle vit avec cette fausse croyance et agit en conséquence. Ce sentiment est tout à fait objectif pour certains : ils sont véritablement dans l’isolement social, sans famille, sans amis et sans partenaire de vie. Bien sûr, on pourrait penser que la solution consiste alors à s’engager activement dans les relations sociales, à « se forcer » pour que l’amorce relationnelle se crée. L’attitude semble souhaitable et logique : comment se faire des amis ou espérer rencontrer si l’on ne va pas vers l’autre ? Or, le vécu intérieur est plus complexe et le blocage à initier des relations sociales ou amoureuses ne se résout pas seulement en passant à l'action. Comment courir le risque de tendre la main si l’on est pétri de doutes et convaincu de sa propre imposture? Le rationnel sait hors de tout doute que pour être moins seul il faut être au moins deux. À mon sens ce n’est pas tout à fait vrai tant que l’émotionnel ne le ressent pas et engendre le retrait. La solution revient plutôt à se parler d’abord intérieurement pour s’encourager, comme le ferait un parent aimant face à l’enfant dans le doute de sa propre valeur. Il faudrait bien faire taire cette partie de soi qui vend l’illusion du vide. Personne n’est rien, ni vous ni moi. Tout le monde dispose d’une parcelle de fierté et d’amour de soi - aussi petite soit-elle -, un terrain vierge resté intact malgré les aléas de la vie. Ce joyau profondément enseveli mérite d’émerger pour lui accorder enfin la place qu’il mérite et apprendre à atténuer le doute. La perception du pire est aussi subjective que celle du meilleur. Mieux vaut croire alors au meilleur de soi et commencer sans attendre à établir un lien généreux et aimant envers soi. Ensuite, faire un pas vers l’autre s’imposera doucement comme le mouvement naturel de la pulsion de vie qui nous habite. Je fais partie intégrante de ce monde dans lequel j’ai indubitablement ma place et telle est déjà la valeur première que je m’accorde. Avant de vouloir à tout prix être deux avec l’autre, il faudrait d’abord ressentir que l’on est jamais tout à fait seul avec soi !

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Ajouté le : 23 mars 2015

Les émotions décontenancent parce qu’elles troublent, que ce trouble fasse du bien ou déstabilise. Elles viennent tout à coup déranger l’équilibre du moment en insufflant une énergie nouvelle, source de plaisir ou d’inconfort. Je conçois les émotions sous l’angle du mouvement intérieur positif qu’elles m’inspirent car elles nous font vibrer, nous bouscule et nous font surtout sentir en vie. Elles traduisent cet élan qui nous rappelle combien nous sommes des êtres en constante interaction avec nos sens. Refoulées, elles restent présentes malgré tout, comme un contentieux lourd à porter qui écrase avec le temps et complexifie le rapport à soi et aux autres. Ignorées, elles demeurent, marques indélébiles des souffrances étouffées, au risque parfois de rendre malade. À l’inverse, les émotions pleinement ressenties nous éveillent à la conscience de l’environnement dont nous faisons partie et avec lequel nous interagissons dans une influence mutuelle. Nos émotions nous définissent dans une spontanéité porteuse d’informations précieuses sur ce qui nous stimule, nous motive et nous affecte. Encore faut-il savoir les décoder pour ne pas en être effrayé et s'en faire des alliées ! La mort se chargera bien assez tôt de cesser ce mouvement de vie qui nous habite. Nous sommes le pur produit d’une histoire émotionnelle qui traduit bien la réalité identitaire de notre être. Le cours de notre vie est étroitement influencé par notre propre perception du caractère inspirant des émotions ou de leur nuisance. Nos choix de vie et nos interactions sont intimement teintés de cette perception sur laquelle vont s’appuyer d’importantes décisions. La conscience de nos émotions est essentielle pour orienter positivement notre route et ne plus subir les avatars d’instants de vie difficiles. La force de l’être se traduit par sa pleine capacité à ressentir, sans peur, sans fuir pour toujours évoluer, pleinement conscient de ce qui le fait vibrer.

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Ajouté le : 15 mars 2015

Un événement rapporté récemment dans les médias m’a inspiré ces mots…
Les actes traduisent aussi la désespérance, celle qui pousse à poser des actions qui détruisent et mettent en danger. Un comportement répréhensible hors du commun, hors de la routine du quotidien, un acte de souffrance au fond qui exprime autrement ce qui ne trouve pas de mot. L’anxiété, le stress, la pression intérieure ou sociale se vivent intérieurement dans une douleur sourde et insupportable. Alors, pour atténuer cette énergie dévastatrice qui mobilise, il y a parfois de désastreux passages à l’acte et tout bascule soudainement dans l’inacceptable, dans le condamnable. Il n’y a rien à excuser même si l’on peut comprendre, il n’y a rien à juger puisque tel est le rôle des Lois et de ceux qui les appliquent. D’ailleurs, chacun jugera bien en son for intérieur ce qui est moral et ce qui ne l’est pas, même si cela ne regarde vraiment que celui qui se trouve dans la tourmente.
La souffrance de l’autre m’interpelle. J’essaie de me demander avec humilité combien et comment dans mes propres souffrances passées j’ai pu être destructeur ? Je me demande aussi : est-il vraiment possible de ne pas être autodestructeur au pic de sa souffrance? J’espère que oui. Au final, il s’agit certainement de trouver le moyen et les ressources de ne jamais passer à l’acte jusque dans le non retour irréparable, alors que le mal être pousse fort à l’excès. J’ai de la compassion pour qui est en souffrance parce que la souffrance s’accompagne toujours d’un sentiment profond de solitude. J’ai surtout de la compassion pour l’entourage, rageusement éclaboussé par la misère de celui qui va mal et particulièrement pour les enfants qui ont souvent tant de mal à comprendre. Ils ressentent, victimes impuissantes, le caractère grave des événements et ils sont meurtris. Lorsqu’on est perdu avec soi-même, l’apaisement viendra éventuellement du lien rassurant maintenu avec l’autre, celui que l’on aura si bien choisi qu’il voudra être là pour soi dans la débâcle, celui qui sentant la chute venir renforcera le soutien et ne laissera jamais faillir. Je vois comme un privilège d’être cet autre pour quelqu’un et comme une grande richesse d’avoir pour soi un autre qui apaise. Il nous reste des tempêtes la force de l’expérience et la conscience exacerbée d’être capable de survivre. Ce n’est pas rien pour nourrir l’espoir de tout ce qu’il reste à vivre.

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Ajouté le : 7 mars 2015

Je suis ce que je pense. Il est alors souhaitable de saisir que nous vivons conformément à nos croyances intimes, pour le meilleur et pour le pire. Si nous sommes nos perceptions, les images dévalorisées de soi nous amenuisent et les images valorisées nous grandissent. Je veux croire que nos convictions édifiantes ont le pouvoir de transcender les fausses croyances invalidantes. Nos pensées nous définissent, nous forment et se transforment. Cette malléabilité est à cultiver dans un quotidien qui nous rappelle que rien n’est immuable et absolu. Il est possible de nourrir une meilleure image de soi en substituant le négatif au positif, en se rappelant que notre être parle avant tout de notre unicité. Cultiver un sain narcissisme, c’est se dire combien il est acceptable de s’aimer en dépit de toute réalisation, tout simplement parce que nous existons, tout simplement parce que chacun à sa place, en complément de l’autre plus qu’en compétition. Et si savoir c’est faire, il est à préconiser que les perceptions positives à notre endroit s’incarnent dans des actions concrètes qui les traduisent clairement et nous renforcent positivement, comme un conditionnement bienveillant que nous nourrissons précieusement. À force d’exercer cette cohérence pensées/actions, il est pensable qu’un jour nous soyons tout à fait convaincu qu’il n’y a pas de fatalité qui nous accule au malheur. Apprendre de ses expériences revient à retenir l’enseignement de ce qui a été vécu et à se départir du reste, comme une vieille peau qu’il conviendrait de laisser aller pour muer tout à fait. Rien de ce que nous vivons n’est inutile. Ce qui nous trouble a peu à voir avec les événements vécus, aussi traumatiques soient-ils. Ce qui est troublant, c’est le rapport dysfonctionnel que nous entretenons avec ces événements. Changer ce rapport intime permet inéluctablement de sortir de la stagnation, de la victimisation et de l’apitoiement. En tout temps, je cultive que je ne suis pas le pire de mon vécu. Je choisis plutôt de me résumer au meilleur de mon passé, de mon présent et de mon à venir.

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Ajouté le : 28 février 2015

Se toucher parlent parfois mieux que les mots ! Je voudrais rappeler le pouvoir du toucher, celui qui dès la naissance permet au bébé de sentir qu’il existe et de définir son image corporelle, celui qui dans l’absence peut mener à la mort. On ne survit pas au manque de toucher et d’affection. Combien d’individus souffrent aujourd’hui encore d’avoir été si peu touchés avec amour ou d’avoir été si mal touchés dans l’abus ? Et si parfois les conflits s’enveniment dans les couples, il serait bon de choisir de se taire pour un temps et de se toucher en attendant, de se serrer sans mots pour ne pas perdre contact. Il faudrait bien continuer à s’aimer malgré les mésententes, au lieu de se déchirer. Et si une main tendue devrait toujours en rencontrer une autre, il serait bon que ce soit tantôt la nôtre, tantôt celle de l'autre. Toucher c'est dire à quelqu’un qu'il existe pour soi dans un acte intime d'affirmation social. Toucher pour connecter aux sens, à la chaleur, à la détente de deux corps qui pour un temps se rassurent du bien fondé de leur relation et du bien-être de leur existence. Deux personnes en lien qui se rappellent que toucher et être touché dans le respect libèrent les tensions au profit d'un relâchement et d'une décontraction qui offrent la détente profonde. Nous recherchons tous cet état d'apaisement quotidien exempt de stress. Le corps et l'esprit ont un besoin vital de découvrir l'harmonie du calme et de la sérénité répétés du toucher. Avec l'autre, lorsqu'il est bien choisi, il est alors possible de s'abandonner tout à fait dans ses bras, comme un acte d'amour rassurant qu'un enfant devrait toujours avoir vécu, comme une sécurité affective inaltérable que deux êtres qui s’aiment devraient vivre à jamais. Tout cela, un bref instant de pause, ici et maintenant, au moment précieux d'une simple accolade pleinement ressentie.

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Ajouté le : 3 février 2015

Pour développer ses forces intérieures et ressentir un véritable bien-être, il est essentiel de faire l’expérience répétée du meilleur de notre monde. Dans le quotidien, s’appliquer à l’émergence de tout ce que l’on souhaite atteindre et faire prendre de l’expansion en soi : vivre à répétition de l’empathie pour devenir plus empathique, vivre à répétition de la compassion pour devenir plus compatissant, vivre à répétition de la reconnaissance, pour devenir plus reconnaissant et ainsi de suite. Au détour des émotions vives qui nous animent et nous mobilisent, chacun choisit sa route, celle qui dessine petit à petit son propre projet de vie et le respect de ses valeurs profondes. Il serait souhaitable de vouloir apprendre du bonheur que l’on s’offre au quotidien plutôt que de la souffrance que l’on s’impose; il est bien difficile parfois de changer de perspective. Nous avons cette aptitude si naturelle de s’accoler durablement au négatif et ce handicap tenace de ne pas voir le positif. Il nous revient d’exercer un contrôle sain sur cette dualité, pour que le moins bon ne nous envahisse pas dans les extrêmes et que le meilleur nous habite le plus souvent dans la constance.

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Ajouté le : 29 janvier 2015

Le respect est la marque de notre puissance émotionnelle. Il est l'attachement, l'affection et l'amour que l'on accorde à ceux qui nous entourent, celui qui réussit à faire sentir à l'autre son importance à nos yeux et à ses propres yeux. Dans l'exercice du respect, il y a tant à apprendre sur soi des autres. Encore faut-il accepter d'emblée que les messages valent la peine d'être considérés, se poser un instant pour les évaluer, reconnaître qu'ils sont des perceptions plus que des vérités absolues et en retirer le bon pour apprendre sur soi en toute ouverture. Se centrer sur ce qui nous fait grandir tout en acceptant de laisser aller ce qui ne nous convainc pas. Et en tout temps se départir de la résistance au changement de notre orgueil blessé et défensif. Si l'autre n'est vraiment pas le problème, il est certainement une partie de la solution. Le respect est reçu sans équivoque par celui qui le vit car il est moins nommé que ressenti hors de tout doute par le cœur. Il est à souhaiter qu'à respecter les autres comme j'aimerais que l'on me respecte, je m'élève dans la bienveillance au statut de personne respectable, comme un juste retour du meilleur.

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Ajouté le : 19 janvier 2015

Je m’engage à combattre l’ignorance, celle qui craint toujours la différence, rejette, abandonne et va jusqu’à tuer parfois. Chaque jour est une occasion de découvertes et d’émerveillements. L’apaisement et la tranquillité d’esprit reposent en cette conviction profonde que le bonheur est à portée de main, dans l’effort de n’être destructeur ni pour soi, ni pour les autres et de construire le meilleur au quotidien. Seul cet élan conscient est une vraie victoire, non pas celle des hommes et de leurs conquêtes meurtrières mais celle de soi chaque jour dans des batailles intérieures qui ne feront jamais la une des journaux. Il s’agit bien de ne jamais perdre espoir et se rappeler dans les moments de doutes et de solitude que l’on n’est jamais tout à fait seul avec soi-même. Il faudrait donc croire davantage en soi et contrer cette confiance facilement ébranlable lorsqu’elle fait défaut. Cesser la dévalorisation souvent trop facile qui n’est qu’une vision biaisée de l’esprit. Accepter de substituer les fausses perceptions à de nouvelles perspectives plus heureuses. S’offrir enfin la compassion et l’empathie qui ont manqué dans l’enfance. Ne jamais donner raison à ceux qui ont si mal aimé. Et que chacun s’accorde à jamais le mandat de devenir le premier de soi-même.

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Ajouté le : 12 janvier 2015

Pour détruire une mauvaise herbe, on peut toujours la couper en surface mais elle repousse sans cesse, parfois plus forte et plus envahissante. Pour s’en débarrasser définitivement, il faut absolument la déraciner. Il en est de même avec les souffrances psychologiques et les blessures du passé : si l’on ne traite pas leurs origines profondes, celles enracinées dans notre histoire, il est à parier que leurs conséquences néfastes se reproduisent à jamais, malgré les tentatives d’évitement et les résolutions superficielles. Choisissons une vie d’ouverture, celle du pouvoir de la conscience de soi, celle qui traite aujourd’hui même plutôt que demain, les écueils et les entraves au bonheur présent. Prenons à bras le corps le travail incessant que réclame la responsabilité de nos paroles et de nos actes pour s’aider soi-même et à défaut de pouvoir aider les autres, de s’engager minimalement à ne pas rajouter à leurs souffrances. Je me rappelle de jour en jour, comme une vérité profonde, que le but premier de ma vie est simple, utile et foncièrement bon : être heureux ici et maintenant, rendre les autres heureux ici et maintenant et ne jamais douter en ma capacité d’aimer et d’être aimé.

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Ajouté le : 5 janvier 2015

Je souhaite ardemment que les êtres, hommes ou femmes, s’extirpent le plus possible des stéréotypes destructeurs qui tuent avec le temps leur spontanéité émotionnelle. Il est si bon de ressentir à la mesure de sa personnalité, à la manière de sa sensibilité de femme ou d’homme. Un homme qui pleure n’est pas comme une femme qui pleure, il est tout simplement un homme qui pleure comme un homme! À partir de ce raisonnement, j'invite à l’introspection, pour s’interroger sur tous les stéréotypes qui dictent nos vies au quotidien et musèlent la spontanéité de nos expressions verbales et non verbales. Conscient de ses brides, on peut alors s’atteler à les briser par la pleine conscience de soi, pour espérer un jour se découvrir apte à s’exprimer en toute liberté. N'ayons jamais honte de ressentir puisque tel est le sens de la vie, celui qui crie haut et fort, au plus profond de notre être, que nous sommes bien en lien avec nous-mêmes et interreliés aux autres.

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